Observateur de l’air du temps, là où le vent cesse.

Une ouverture traverse le fluide, telle une banderole qui joue avec le vent, elle lisse et fait émerger en même temps la conscience de ce qui ne se voit pas. Le vent, il n’est pas seulement de l’air, il est de l’air qui bouge, qui circule, il a donc besoin de deux lieux pour naître, celui du départ et celui d’arrivée.

D’un point de vue philosophique, ne serait-ce point la circulation qui permettrait de connaître s’il y a un départ et une arrivée différenciées ?

Dès qu’une différence de pression atmosphérique surgit, le vent se lève pour rétablir l’équilibre, les lois de la physique sont implacables. Brise, Autan, Foen, Blizzard, ascendance, catabatique, Suroît, tempête, cyclone, typhon, tornade, vortex, ou grain, le vent virevolte ou pousse, voire il aspire (cela reste une poussée par dépression du côté de l’aspiration et surpression relative de l’autre côté), il rend l’atmosphère légère ou parfois effrayante. Le vent éveille la douceur du parfum d’un champ de lavande qui parvient jusqu’au village voisin au printemps ou bien il impose la brutalité d’une tornade ou d’un cyclone qui cherche à faire basculer ou emporter tout ce qui peut présenter quelque peu, une surface verticale ou un coefficient de trainée suffisant.

Le vent régule nos activités, nos vies, il est l’air que nous respirons, ou que nous ne pouvons plus respirer s’il est trop fort : qui a mis sa tête par la fenêtre de la voiture en étant enfant a pu constaté la difficulté de respirer de face par vent à 100km/h.

L’air, est rarement immobile, parfaitement homogène il pourrait l’être mais les forces de gravité, donc de pression (poids de la colonne d’air au-dessus de la surface considérée), exerce une différence de pression entre le sol et l’air au-dessus, la pression faiblit avec l’altitude ; de même l’ihomogénéité de la température de l’atmosphère avec le gradient d’altitude est due à cette différence de densité avec l’altitude (effet de la gravité) et des capacités calorifiques différentes et bien supérieures entre les matières solides (terres) ou liquides (océans) et la capacité calorifique de l’air bien plus faible que celle des solides ou de l’eau. Cela engendre un échauffement au niveau du sol, des terres (continents) et de la surface des océans, ceux-ci étant plus efficaces à absorber la chaleur du rayonnement solaire que l’air atmosphérique.

Un sol chaud va donc engendrer des mouvements ascendants (convection) que l’on peut observer l’été lorsque les cumulus par beau temps ou parfois les cumulonimbus (nuages d’orage) s’expriment en magnifiques choux-fleurs dynamisés, ou en flux laminaires horizontaux au-dessus des océans.

En effet, les grands courants terrestres à l’échelle des hémisphère entre les zones froides polaires et la bande chaude équatoriale sont issus de cet apport thermique différents selon les régions du globe. La Nature a pour principe d’oeuvrer pour rétablir les équilibres, pour homogénéiser (principe de l’entropie). Ce principe s’oppose au principe de néguentropie (auto-organisation de l’univers : réaction de Belousov-Zhabotinsky, cosmologie, transition de phase, sociologie, criticalité, gravitation quantique à boucle) qui lui va permettre de structurer et différentier la matière et les énergies en son sein, ceci sera raconté ultérieurement.

Le principe est là, la réalité étant plus complexe et faisant l’objet des sciences météorologiques ou plus largement des sciences géophysiques si on prend en compte les interactions océan-atmosphère.

Les dynamiques météorologique et climatique sont dues au mouvements de convection qui sont des processus thermodynamiques donc issues de la chaleur du soleil, de la chaleur du noyau métallique de la Terre évalué à 6000K, et des activités humaines de surface.

Les courants philosophiques ou spirituels vont appeler la Vie : Souffle, Ka ou Sekhem (Religion Pharaonique), âme végétative (Aristote), Prana (Vedantâ), Chi ou Qi (Taoïsme), Esprit-Saint (Judéo-Christianisme), Ether (Alchimie), Jivâ (Hindouïsme), vitalité (science) ou néguentropie.

Le Souffle est la vie et est le secret de la longévité, l’expression avoir le souffle court fait référence à un manque de vitalité., Les yogis parvenus à un certaine maîtrise savent diminuer suffisamment le rythme du souffle physique ainsi que celui du coeur pour les rendre imperceptibles aux observateurs. Ils expliquent qu’ils puisent dans le souffle vital ou Prana dans ce qui fait source à la vie (avant le mouvement en quelque sorte).

De tous temps le souffle a été l’objet d’attentions, de considérations particulières liées à la vie ; la science météorologique est le pendant contemporain de cette attention à l’air qui nous entoure et aux processus qui engendrent ses variations, sa dynamique, son évolution.

Le temps d’un souffle et le monde change. Il s’agit de chercher à entendre le chant, ou murmure subtil, du souffle-origine quand le souffle physiologique ralentit puis s’arrête. Entre deux respirations, il existe un instant de plénitude qui peut être un univers tout entier et engendrer l’intemporalité.

Mickito

10 avril 2021, Dumont d’Urville.

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